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Strike Anywhere - Dead FM

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Date de sortie: 05-09-06
Label: Fat Wreck Chords
Format: CD Tracklist: 01. Sedition
02. How To Pray
03. Prisoner Echoes
04. Instinct
05. The Promise
06. Speak To Our Empty Pockets
07. Two Thousand Voices
08. Hollywood Cemetery
09. Allies
10. Gunpowder
11. Dead Hours
12. Iron Trees
13. House Arrest
14. Ballad Of Bloody Run Infos:
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Dead FM
Dead FM - Strike Anywhere
| Figure de proue du punk-hardcore mélo et contestataire grand public, au même titre que Rise Against, Good Riddance ou Anti-Flag et nouveau venu chez Fat Wreck Records, Strike Anywhere a tout pour plaire. Une superbe discographie où se mêlent très bons EP (Chorus Of One…) et prometteurs LP (Change is A Sound…), le tout soutenu par la réputation de leur précédent label, Jade Tree (Kid Dynamite, Paint It Black, The Loved Ones…), une aisance dans l’écriture du tube punk-rock, des paroles intelligentes, des membres sympathiques et disponibles et une énorme énergie sur scène. Bref, les petits jeunes ont bien retenu la leçon de leurs aînés Kid Dynamite ou Gorilla Biscuit. Et donc, le passage du très underground Jade Tree à la beaucoup moins DIY Fat avait de quoi faire craindre un radoucissement des gars de Richmond, surtout à l’heure où Rise Against, évoluant dans le même genre, fait n’importe quoi (leur dernier effort en est la preuve (in)audible). Qu’en est-il à l’écoute de Dead FM ?
Encore une fois, Strike Anywhere ne révolutionne pas le genre et l’on retrouve leur patte si significative : des morceaux bourrés d’énergie, basés sur une bonne rythmique, des accords mélo et efficaces, un chant tantôt hurlé tantôt chanté et de bons sing-a-long hérités de Kid Dynamite. Le disque a le mérite de piocher partout et de donner du biscuit à n’importe quel auditeur. Le novice ou l’amateur de punk-rock mélo trouvera son compte dans les chansons accessibles et faciles sans pourtant être dérouté par les morceaux un peu plus hardcores. Les fans de oldschool pourront se rabattre sur les morceaux punchy, gueulards (et il y en a !) ou tout simplement un peu énervés mais commenceront peut-être à regretter le Strike Anywhere de Change Is A Sound. On ère donc entre chansons plus calibrés FM qu’avant et bons vieux tubes où la voix éraillée de Thomas Barnett fait plaisir à entendre. Ce type a une voix parfaite ! Certes, on n’échappe pas aux ratés à la mode en ce moment, comme la love-song FM, mais ces ratés ont toujours cette petite touche Strike Anywhere qui fait mouche et fait adhérer à la chanson, même si ce n’était pas gagné au début. On écoute Instinct jusqu’au bout pour sa ressemblance avec des morceaux de Change Is A Sound, son refrain sing-a-long et son pont réussi tout en ayant du mal à passer les 30 premières secondes, on aime Speak To Our Empty Pockets ou Two Thousand Voices pour leurs morceaux de bravoure, on ne passe pas Ballad Of Brocken Run rien que pour entendre son final grandiose. Si le morceau n’est pas super, la voix et la fougue de Barnett nous contraignent à y croire autant que lui y croit. Les chansons les plus mélos sont souvent de "jolies chansons" (Hollywood Cemetery, Prisonners Echoes, House Arrest) et évitent le piège du déjà-entendu et du vouloir-plaire-à-tout-le-monde-et-surtout-aux-gamins-de-15-ans-en-baggy. Quant aux morceaux énervés, ils sont dans le plus pure tradition du hardcore melo oldschool. Courts (Sedition), efficaces et rentre-dedans (Allies), rapides (Iron Trees) et rappelant tellement de bons souvenirs (le pont de Gunpowder, un plagiat agréable du Start Today de Gorilla Biscuit).
Finalement, Dead FM a le mérite de commencer de la plus belle manière (Sedition, ou l’art et la manière de placer un tube en début d’album sans gâcher la valeur du reste des chansons), de ne jamais lasser son auditeur en alternant intelligemment chansons mélo et morceaux rentre-dedans avant de clôturer d’excellente manière (House Arrest et Ballad Of Brocken Run). On ne s’ennuie pas en étant tenu sans cesse en éveille par des morceaux courts (on ne dépasse rarement deux minutes trente, ce qu’ils avaient oublié de faire sur Exit English, leur précédent effort) et accrocheurs. Seule l’intro lover d’Instinct est vraiment impardonnable.
Si Dead FM n’est pas le meilleur effort des gars de Richmond, il n’en est pas moins un disque réussi et comporte de véritables bombes. Le plus important, c’est que Strike Anywhere respecte son auditeur, et plus particulièrement ses fans de la première heure. Il serait donc hypocrite de leur cracher dessus et de leur tourner le dos sous prétexte d’être passé de Jade Tree à Fat ou de faire moins de chansons à 200 bpm. Certes, la bande à Thomas Barnett s’est un peu assagie, mais garde toujours sa patte, sa niak et sa maîtrise de la chanson entre punk-rock et oldschool mélo. Ainsi, on ressort de l’écoute de Dead FM avec un arrière goût plutôt agréable, sans avoir l’impression d’avoir écouter ni le disque de l’année, ni le disque qui fait honte au punk-hardcore. N’est pas Rise Against qui veut !!! De toute façon, si vous n’êtes toujours pas convaincu, il vous suffira d’aller les voir défendre corps et âmes leur Dead FM sur scène pour vouloir réviser votre jugement.
Meilleurs morceaux : Sedition, Prisonner Echoes, Allies, Dead Hours, Iron Trees, House Arrest.
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Discographie
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