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  Blondelle - Mercredi 16 mai 2007.
Blondelle
On est mercredi, il est 14h30, l'heure d'appeler Sam, guitariste de Blondelle. 1er essai : "Hi, It's Sam, leave a message"... -_-'.
On remet ça une seconde fois, c'est la bonne, je suis bien en ligne avec le jeune musicien, il est prêt à nous présenter son groupe, Blondelle. Un groupe de rock anglais sans prétention qui donne le sourire, surtout lorsque les beaux jours arrivent.



Premièrement, peux-tu nous raconter l’histoire de Blondelle ?

Sam Steward (guitare / second chant) : (pensif) L’histoire de Blondelle... Hmm, donc, j’ai rencontré William quand j’avais environs 8 ans, il devait en avoir 9 je crois, et il était entré par effraction par-dessus le mur de mon jardin, mon frère l’a vu et m’a dit « Sam il y a un enfant dans notre jardin », c’est comme ça que je l’ai rencontré. Nous sommes en quelques sortes devenus amis après ça. Je ne pense pas que nous voulions vraiment monter un groupe après, nous avions environs 11 ans et tu sais nous voulions juste commencer à apprendre la guitare, on s’apprenait des trucs entre nous et nous pensions que nous n’allions nulle part tu sais. Ensuite, Rory, qui est mon cousin, nous a rejoints. On avait peut être 13 ans ? 14 peut être. Puis on a rencontré Michael parce que nous recherchions un batteur et nous avons donc utilisé un magazine local dans une ville où mon père vivait a cette époque, nous avons posté une annonce en disant quelque chose comme « Nous avons besoin d’un batteur, une sorte de groupe Punk/Metal » et ensuite 5 gars sont venus et Michael était vraiment génial, on avait jamais quelqu’un d’aussi bon, il avait quoi 14 ans.

On a eu des noms différends, tu sais, car on était vraiment jeunes (rires). On s’est appelé les Dumstruk (rires) tu sais nous pensions c’est cool de mal écrire les mots. Et donc oui, on joue ensemble depuis qu’on a 13/14 ans et lorsqu’on a eu 16-17 ans on se demandait ce qu’on allait devenir, il était temps de choisir si nous voulions aller à l’université ou être dans un groupe. On a choisi le groupe et avons pris la chose sérieusement, on a changé notre nom, on a commencé à écrire de nouvelles bonnes chansons, on a trouvé un manager et voici où nous sommes maintenant !

Donc c’est à ce moment que vous avez ressenti que vous aviez passé une étape et qu’il était désormais plus que de s’amuser entre amis ?

Oui oui, tout à fait. C’était il y a environs 3 ans lorsque nous avions environs 16 ans.



Entant que nouveau jeune groupe Anglais, que pensez vous de l’ampleur qu’a pris les Arctic Monkeys, ce qu’ils sont devenus aujourd’hui ?

Je pense que c’est un groupe génial, ils sont vraiment fantastiques. Ils méritent ce qu’ils sont devenus, c’est vraiment bien. Tu sais ils ne sont pas mon groupe préféré, je les aime beaucoup mais ils ne sont pas mon groupe préféré. Je trouve ça exceptionnel qu’ils soient devenus si grand tout seul, en étant si jeunes ! Je veux dire, ils sont talentueux, c’est un bon groupe et Alex Turner écrit des paroles incroyables. Félicitations à eux, j’espère qu’on arrivera à leur stade un jour (rires).

Que penses-tu de l’intérêt depuis quelques années maintenant envers les nouveaux groupes anglais ?

Hmm, Je ne sais pas. Quand est-ce que ça a vraiment commencé avec les Libertines ? Pour être honnête, les gens disent qu’il y a beaucoup d’intérêt maintenant envers la musique anglaise et les groupes anglais mais il y en a toujours eu ! Les groupes anglais ont toujours été les plus grands groupes du monde et cela depuis les années 60 ! Rien n’a vraiment changé. Peut être que dans les années 90 il y a eu plus d’intérêt envers les groupes américains. Je ne sais pas vraiment, pour être honnête il y a tellement de bons nouveaux groupes qui sortent de partout dans le monde, je suis sûr qu’il y en a aux Etats Unis ou en France. C’est juste le fait que la musique est tellement facile de faire écouter sa musique de nos jours avec Myspace et sur Internet en général. Tu as des logiciels comme GarageBand et d’autres programmes grâce auxquels il est tellement facile de faire de la musique et que les autres personnes puissent l’écouter. Peut être que l’Angleterre est très sollicité en ce moment, je ne vais pas dire que c’est une mauvaise chose car c’est une bonne chose, c’est juste quelque chose tu sais. C’est cool, j’aime ça, tu vois on est un groupe anglais mais c’est drôle car les autres pays nous supportent plus que l’Angleterre (rires).

En restant sur la scène Anglaise, que penses-tu de cette scène indépendante ?

C’est cool, il y a beaucoup de bons groupes et de groupes de merdes à la fois. J’écoute beaucoup de choses différentes. Tu connais sûrement plus de groupes anglais que moi. Je ne les écoute pas tellement, au final, je reste chez moi et je regarde juste MTV2 (rires). Mais je pense que mon groupe anglais préféré en ce moment est… Tu connais « The Mistery Jets » ?

Heu... non…

Ils sont géniaux, je les adore. Je pense qu’ils sont l’un des groupes les plus originaux d’Angleterre. Comme je l’ai dis les Arctic Monkeys sont aussi très bons. Je ne sais pas, il y a beaucoup de musiques différentes qui sortent ces derniers temps.



Et penses-tu qu’il est plus facile de trouver des endroits où jouer de un public en Angleterre ?

Non… Enfin, je ne sais pas. Il y a vraiment des endroits partout. Je ne peux pas vraiment dire étant donné que la seule fois que nous sommes allés en dehors de l’Angleterre notre tournée était déjà bookée. Je ne suis jamais allé dans un pays pour jouer sans avoir prévu à l’avance les emplacements. Je me souviens qu’en Angleterre lorsque nous avons voulu commencer à jouer des concerts à Londres on a juste cherché sur internet et on a trouvé cette compagnie qui s’appelle quelque chose comme « The Power Agency » et ils nous ont organisé des concerts vraiment merdiques. On a commencé d’en bas, dans des petits bars et tout a Camden et et petit à petit jouer des scènes plus grande après.


J’ai entendu que vous étiez très connu au Japon. Peux tu nous en parler ?

Ahh ! C’est plutôt étrange enfaite. Nous et notre manager avions remarqué que sur notre page Myspace en Septembre dernier qu’il y avait un grand nombre de japonais qui nous ajoutaient comme amis sans vraiment que nous ne sachions pourquoi. Donc notre manager commença à contacter quelques labels au Japon et nous avons signé un contact avec Columbia. Nous ne savions pas vraiment que le public nous supportait autant là-bas, nous n’y étions jamais allés donc nous avons décidé de s’y rendre en Novembre/Décembre. Nous y avons joué un excellent concert lors d’un festival qui s’appelle « The British Anthems Festival ». Il y avait peut être 4000 personne et c’était simplement génial. Ensuite nous y avons joué d’autres concerts, on a été interviewé par la télévision… On était venu d’Angleterre sans vraiment savoir ce qui allait se passer. Des filles nous faisaient des gâteaux ou nous donnaient leurs numéros de chambres d’hôtel. C’était très drôle.
Nous avons donc sorti notre album là-bas car ils le réclamaient en Décembre et en avons vendu peut être 15000 donc, c’était vraiment cool. Je pense que nous y retournons cet été.

En restant sur le Japon, vous êtes là-bas signé sur une major tandis que vous êtes sur un label indépendant en Europe. Quel est votre avis par rapport à cela ?

On ne peut pas encore énumérer de différences vu que nous n’avons pas encore gagné d’argent (rires). Les plus grosses différences sont sûrement qu’au Japon nous avons beaucoup de publicité ce que nous n’avons pas vraiment en Europe.



Maintenant par rapport à votre musique, on peut trouver quelques influences assez anciennes comme David Bowie, Velvet Underground ou Iggy Pop et en même temps des influences beaucoup plus actuelles. Penses-tu que le fait que tes parents aient été des membres important de la scène 80s y soit pour quelque chose ? (Son père était un membre d'Eurythmics et sa mère de Bananarama)

Hmm, Je ne sais pas ! (hésitant) Mon père est une personne vraiment très talentueuse et je respecte beaucoup sa façon de travailler. J’espère que si j’ai pu hériter de quelque chose, j’ai pu hériter de ça. Je ne connais pas très bien la scène des 80s. Dans les nouvelles chansons pour le prochain album on a ajouté pas mal d’éléments comme le synthé mais je pense que c’est plus une évolution logique du groupe. Donc je ne sais pas trop quoi dire par rapport à l’influence des 80s, j’adore les groupes de cette époque comme The Cure ou The Smiths, je pense que leur musique est indémodable.

Quand tu t’es mis à la guitare, est-ce que pouvoir en vivre faisait dès le début parti de tes rêves ?

Ouais ! Du moins je pense. J’ai commencé la guitare en achetant un song-book de Nirvana où j’ai donc appris des chansons de Nirvana et oui, j’ai toujours voulu écrire mes propres chansons. J’écris des chansons depuis l’âge de 13 ans. Donc oui, ça a toujours été un rêve de pouvoir en vivre.

Au fil des écoutes on peut se rendre compte que vous avez presque trouvé votre son, que vous êtes bien plus éloignés que ce que l’on pourrait croire des stéréotypes des jeunes groupes anglais. Comment se déroule l’écriture au sein du groupe ?

C’est souvent moi et Will, car soit Will ou moi avons une idée ou juste une mélodie et en la jouant en répète au studio, on la travaille. Tout le monde a son mot à dire, ce qui plait ou non, on la structure et à la fin de la répète, elle semble totalement différente qu’au début. On travail comme une équipe, c’est une bonne chose, il n'y a pas de combats d’égaux, de caprices ou de divas, car nous avons 4 personnalités totalement différentes. On ne se prend pas pour des génies, on joue simplement de la musique qu’on aime écouter et on veut que tout le monde soit satisfait.

Vous venez de terminer votre première tourner Européenne, quel en ai le meilleur souvenir ?

C’était un putain de bon moment, je ne sais pas trop car une bonne partie de la tournée est de la route, on fait beaucoup de route (rire), on regarde beaucoup de DVDs et jouons a des jeux vidéos, mais on aime ça, on fait beaucoup la fête donc on passe de bon moments. On aime jouer sur scène car on joue souvent beaucoup de soirs a la suite, on a amélioré nos prestations sur scène, on est devenu un groupe plus « Live ». Je ne sais pas trop quoi te dire car je risque de dire des choses qui ne sont pas censées être dites (rire).



Que serait un concert de rock parfait a jouer pour vous ?

A jouer, je ne sais pas, c’est important d’avoir un bon public, c’est très enthousiaste. C’est difficile de faire son show si tout les gens s’en fichent, genre comme si ils s’en foutaient. Avoir un bon son, je sais que c’est ennuyant mais si le son n’est pas bon, c’est difficile pour les autres de se mettre dedans. Et il faut beaucoup beaucoup de guitares de rechange (rires) comme ça je ne me retrouverai pas sans guitare quand j’aurais cassé toute les cordes (rires). Une bonne entente avec les fans serait cool.
A voir, j’aimerais bien voir les Smashing Pumpkins, car je les ai vu à l’âge de 12 ans et c’était leur dernier show en Angleterre, et je l’ai beaucoup apprécié et c’est en vieillissant que j’en suis tombé amoureux. Alors ce serait les Smashing Pumpkins.

Ils passent bientôt il me semble ?

Oui, Quand on était a Milan il y a quelques jours, il y avait une affiche qui disait que les Smashing Pumpkins jouaient avec Aerosmith, Incubus and Juliette Lewis and the Licks et je me suis dit putain de merde j’aimerais bien y aller à ce concert, car j’aime beaucoup Incubus, jeune j’aimais beaucoup leur musique. Ce serait comme le concert de ma jeunesse, le gamin de 13 qui demeure en mois tuerai pour y aller. (rires)

Tu préfères jouer dans des festivals ou des clubs plus intimistes ?

Ah, je ne sais pas trop car nous avons que joué dans quelques festivals et c’était une bonne expérience à prendre. Je pense qu’on s’amuserait plus en jouant sur des meilleurs et plus grands festivals. Mais pour le moment je préfère les petit shows dans des petites salles où tout le monde est entassé, où il fait chaud et tout le monde transpire.

Les prochains buts de Blondelle ?

Et bien nous allons retourner en Europe, faire encore des tournées et nous travaillons pour une tournée au Etats-Unis qui s’appelle « The London Underground Tour » avec certains de nos groupes préférés qui se déroulera vers Octobre. Jouer dans plein d’endroits à Londres, en Europe, partout, repartir au Japon. On travail aussi sur notre prochain album. Mon but personnel est de rester le plus occupé possible et avec le groupe aussi.

As-tu un dernier mot pour les français venant de lire cette interview ?

Hmmmm, merde je ne sais pas (rires). Un dernier mot pour les français… ? Je ne sais pas, mec tu n’aurais pas des suggestions à me faire ?

Page myspace par exemple ?

Ah oui, merci (rires). Venez visiter notre page myspace : www.myspace.com/blondelleband. Aussi achetez notre cd, s’il vous plait ! Il s’appelle Die Pretty et est disponible chez Rude Records (Distribution par Active Entertainment pour la France).

Merci Sam pour cette entrevue !

Merci à toi ! Bonne journée !

Interview réalisée par Justme.
Traduction par Justme.
Aide à la traduction : Djé!.

Remerciements : Marina @ Active Entertainment !


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